Les Frères CHAUVET
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Comment la valeur d'un athlète se mesure-t-elle ?
On nous a toujours appris, depuis notre plus jeune âge, depuis que l'idée de faire carrière dans le sport a germé dans nos esprits, que seuls comptaient les résultats: s'entraîner dur pour réussir et gravir les échelons...
Courir pour le plaisir de gagner, pour vibrer…
Car le sport est plus qu’un métier, c’est une passion… et dans tout sport, le sportif cherche à rêver, et faire rêver…
La nécessité d’un travail régulier et rigoureux, les heures d’entraînements et de préparation du matériel, l’engagement physique maximum, la répétition infinie de gestes pour ressentir les meilleures sensations, obtenir une maîtrise totale de la technique... ne sont que piètres sacrifices lorsque l'on atteint l'objet de tant de convoitises, ce podium tant espéré, et bien plus encore, la victoire...
Malgré tout, le sport est notre métier et nous voulons en vivre.
Nous avons tous deux côtoyé le plus haut niveau, représentant la France dans de grandes épreuves internationales, avec de nombreux podiums à la clé, des places d'honneur, suscitant alors les louanges des entraîneurs et la fierté de nos proches.

Pourtant, aujourd'hui, nous ne sommes plus reconnus, malgré nos résultats…
La raison ? On nous reproche de ne pas être assez dociles, on nous reproche d'être frères, on nous reproche d'être différents...
En quoi notre différence est-elle un critère de non-sélection ?
Quelle est cette fédération qui juge ses athlètes par leur caractère ? et dont le jugement manque tant d’objectivité ?
Nous sommes peut-être différents des autres athlètes, mais en quoi ne pas vouloir suivre à la lettre certaines méthodes d’entraînement fait-il de nous des exclus?
La différence n'est-elle pas la nature de l'Homme ?...
Alors, tout est prétexte pour nous exclure, comme celui de «laisser la place aux jeunes»…
Aux jeunes ???... mais si ces jeunes sont moins forts, pourquoi les privilégier ?...
Et qui plus est, la maturité d'un skieur de fond se situe après 30 ans !
Nous avons donc encore plus de dix ans de carrière devant nous, trois Olympiades, sans compter un nombre incalculable de courses internationales...
Si nous voulons poursuivre notre passion et réaliser notre rêve d’une reconnaissance internationale, il nous est impératif de réagir et de tenter de faire valoir notre engagement, en France ou ailleurs...

C’est donc dans ce contexte que nous écrivons donc ces quelques mots, en espérant peut etre que certaines personnes seront sensibilisées par notre cas...
Nous avons besoin de moyens financiers, de subventions pour faire fonctionner notre association « TOUJOURS PLUS HAUT », de soutien moral, et de contacts de personnes qui pourraient nous proposer des alternatives en vue des J.O. de 2010 à VANCOUVER… Nous pourrions alors retrouver le chemin du circuit international...

Et le rêve se poursuivrait...